• textiles équivoques

    _ projet d'installation sensible, co-conçu avec J. Leserre & S. Kurakin, sélectionné pour la direction scénographique. Pavillon renaissance, gare Saint Sauveur, Lille / Septembre 2015 - 17 janvier 2016
    De cette volonté de dévoiler ce qu’il est coutume de cacher par l’architecture, l’idée se poursuit en rendant perceptible les tissus dissimulés dans notre habitat. Si le pavillon renaissance fait face au parvis, sa circulation se veut parallèle au couloir d’entrée du site pour vivre un parcours sensoriel au cœur de l’épaisseur du mur. La conception textile dans le pavillon s’impose comme metteur en scène de ce parcours générateur d’expériences. Plusieurs interventions sont proposées au fil du festival Lille 3000 afin de faire vivre la structure au delà des roulements de manifestations qu’elle accueille, accentuant l’adaptabilité du pavillon - certains rideaux sont amovibles - mais il transforme continuellement le parcours sensoriel. A chaque manteau son propre discours, par le choix de matière, les caractéristiques indispensables, son éventuelle amovibilité, etc. Il s’agit ainsi de désamorcer les préconçus des normes de l’habiter d’aujourd’hui en proposant une immersion kinesthésie inédite. [à consulter]    
  • illuminations

    _ scénographie d'exposition sélectionné pour la direction scénographique. Illuminations, Trésors enluminés de France ‐ Jan Fabre. Palais des Beaux-Arts, Lille / 8 novembre 2013 ‐ 10 février 2014
    « Constellation » , le mot s'imposait à tous comme une évidence. Nous redoutions cependant qu'une interprétation trop hâtive et stéréotypée de cette image - illusoirement fixe et plane du ciel étoilé - ne rende confuse l'expographie dans son entièreté, qui se matérialiserait alors par un amalgame obscur d'œuvres dispersées au sein d'un espace vide, dont l'insaisissable hiérarchie relèverait alors du mystère. Il nous fallait réorganiser cette constellation, y mettre de l'ordre, articuler avec cohérence espace d'exposition et œuvres présentées. Autrement dit, par le biais de la recherche d'une mise en scène, nous nous devions de faire apparaître toutes ces étoiles sous des angles nouveaux, analytiques et thématiques, mais aussi sensibles, à travers un parcours volontairement séquencé du visiteur. Il s'agissait de faire en sorte qu'après avoir franchi un seuil marqué, le visiteur traverse la salle, gravitant entre les œuvres regroupées par thématiques; puis rejoigne la scène, l'arpentant du corps dans sa longueur, découvrant sur le chemin tant de petits trésors et d'œuvres précieuses alignées ; jusqu'à prendre finalement la mesure de la globalité de la mise en scène, et par sa propre exploration dans l'exposition, devenir acteur lui-même de l'envers du décor de ce théâtre stellaire. / " La quête sensible d’un ciel sous terre " En s’extrayant de l’espace volontairement oppressant dans la direction de ce phare, le visiteur est soudainement immergé dans l’entièreté de l’exposition. Animée de points de lumières singuliers, alternées de mouvances obscures créées par les ombres d’autant d’archéologues de fortune que d’ œuvres projetées au mur, l’ensemble apparaît relever d’une atmosphère mystérieuse qui invite à l’exploration la plus méticuleuse, au cheminement le plus insolite... Le parcours fait parvenir jusqu’à l’estrade, le long de laquelle le visiteur découvre d’une vision nouvelle quantité de petits trésors aux détails infinis. C’est en relevant la tête, s’extrayant de la contemplation nourrie pour ces orfèvreries précieuses, que son regard embrasse alors l’entièreté de l’exposition, qui s’offre à lui dans toute sa richesse et toutes ses dimensions. [à consulter]