Arendt, Hannah. L’expérience de la liberté [france culture]


Hannah Arendt ou comment critiquer la philosophie au nom de l'action 
sans abandonner pour autant la force de la pensée ?

 

« « La vie de l’esprit », tel pourrait d’ailleurs être le titre de cette monographie qui lui est consacrée : la vie d’un esprit, celui d’Arendt, la vie d’un état d’esprit aussi, celui qui consiste à s’opposer à toute une tradition philosophique qui s’est retirée du monde, pour privilégier la pensée contre l’action. A suivre le parcours d’Arendt, déplié au fil de ces pages, c’est d’ailleurs cette tension à l’égard des catégories et de la méthode classiques de la philosophie qui conduit toute son œuvre, qui guide son geste qui se veut au contraire politique et action…
Mais voilà le problème, son problème : comment critiquer la philosophie au nom de l’action sans abandonner pour autant la force de la pensée ? Comment réaliser, rendre actives, la pensée et la philosophie, c’est-à-dire les rendre réelles, les mettre en rapport avec l’expérience ? En faire « l’arme nouvelle » ?
En faisant le portrait d’Arendt qui préférait qu’on la dise « théoricienne du politique », plus que « philosophe politique », c’est bien la figure même du philosophe qui est redéfini : un philosophe qui n’a pour finalité ni la contemplation mais ni l’action seulement non plus, un philosophe sans absolu mais qui élabore des « expériences de pensées. »

« Hannah Arendt : l’expérience de la liberté » in Deux minutes papillon du 16.11.28, france culture | Katia Genel

à (ré-)écouter